Qu’est-ce qu’un             troué

NB : Le poème à trous (à lire ici) était de Stéphane Bouquet. À la suite de sa « solution » se trouvent les trois propositions de Pierre Troullier, Guillaume Cingal et Dominique Studer.

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Qu’est-ce qu’un             troué

Stéphane Bouquet

.

Etrange drapeau qu’un nom dit Deligny.
Comme si le générique d’une vie proclamait des tautologies
Yves est
ou Viviane est Viviane et c’est suffisant pour aimer.
De sorte que
si Maximilien, je dois pouvoir
planter sur lui l’étrange drapeau qu’un nom et autour de ces syllabes flottant dans le nouveau vent
quelque chose coagule en visage, confus peut-être,
légère neige de visage chutant de biais sur les Cévennes et s’amassant en
un tombereau de phrases éparses :
on dirait qu’il a neigé pour nous
il ne neige jamais par hasard surtout la neige pas la pluie
les chiots adorent la neige
je remercie aussi la neige qui tombe pour vous etc.
Malgré tout ton visage que tu pourrais revendiquer et sous lequel
tu oserais défiler si vivre était une manifestation. Vivre en quelque sorte
est une manifestation. Chaque jour une banderole supplémentaire.
On la porte. On porte les jours comme des draps ou des drapeaux façon sorcier priant la neige,
lors d’une cérémonie où nous deux ensemble ou trois ensemble ou plus ensemble
sauf qu’au final c’est un désastre : chacun ses phrases comme l’écureuil ses cachettes caloriques de noisettes
même si le rongeur oubliera où et quoi exactement et ne viendra jamais les chercher. Etc. J’ajoute des images à des images
parce que je ne suis pas sûr qu’une simple consolation comme : Maximilien tu n’es plus seul
ait le moindre sens à ta tête même si je la murmure avec délicatesse accroupi au bord de toi. Tous mots inadéquats à rejoindre le provisoire abri des phrases. Pourtant
Qu’est-ce qu’un poème
sinon l’édification sonore d’une étreinte ? Chaque poème cherche le chemin
qui conduit à une clairière de répit
ou peut-être pas
chaque un mais ceux quand il s’agit de sauver les gens de l’effroi comme
on sort doucement les œufs cassables de la casserole où ils cuisaient
et merde Maximilien se fêle dès qu’on le touche. Pire
encore que dans la salle d’attente où par définition nous attendons
l’heure si quelque chose, si seulement si enfin
ce garçon inconnu tend la main et chaque fois qu’on lui frôle la pulpe des doigts
il accède on dirait à un instant d’armistice avant-arrière
sur une balancelle
dans l’été-espoir et puis déjà il a besoin de se faire refrôler le bout esseulé
des doigts car tout corps n’existe que sempiternellement confirmé
par la caresse. Maximilien comment existes-tu inaccessible à l’étreinte ? Es-tu simplement
super-angélique et épars dans un monde peut-être sans pronom
et c’est
le soir, tout s’est dissous dans la douceur de l’ombre et du soleil oblique, même
la neige déclencheuse de phrases il ne reste que les choses dont nous ne sommes
pas sûrs et la paix transparente du présent, est-ce que ça serait la solution,
un peu comme si quelqu’un

.

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Qu’est-ce qu’un vase troué ?

Pierre Troullier

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« Pour moi un poëme parfait est comme un vase bouché. »
Paul Claudel

.

Étrange drapeau qu’un nom dit Coligny.
Comme si le générique d’une vie proclamait des tautolérances :
Yves est Yvette
ou Vivian est Viviane la fée pour aimer.
Prenez Robespierre :
si Maximilien, au lieu de
planter sur lui l’auguste perruque de renom et autour de ces syllogismes dans le nouveau
velarium
d’invoquer le sang qui coagule en réforme ou en refus peut-être,
légèrement poudrait son visage chutant de biais sur les Cévennes et s’amassant en
un tombereau de phrases éparses :
on dirait qu’il a neigé pour nous
il ne neige jamais par hasard surtout la neige pas la pluie
les chiots adorent la neige
comme une tête fraîchement guillotinée qui tombe pour vous etc.
La vie tout entière tiendrait dans l’éloquence si et seulement si
vivre était une manifestation. Vivre en quelque sorte
est une manifestation. Chagriner une banderole supplémentaire.
On la porte. On compte les jours comme on comptait les morts et les drapeaux sur la Bérézina tout en priant la neige,
lors d’une pneumonie où nous deux nous nous époumonâmes (étions-nous deux ou plus ensemble ?)
sauf qu’au final c’est à désacraliser : chacun ses phraséologies, tel l’écureuil ses ca-
chettes parmi les chatons de noisetiers,
même si le rongeur oubliera où et
surtout comment classer ses tropes,
mais nous avons en commun la simple consolation de vivre : il faut que ce lien (tu n’es plus
seul.e)
ait le moindre effet sur ma phrase si je la murmure avec indélicatesse accroupi au bord de toi.
Tous les mots sont inadéquats à rejoindre le provisoire abri des phrases. Pourtant
Qu’est-ce qu’un poème
sinon l’édification solitaire d’une étreinte ? Chaque poète cherche le chemin
qui conduit à une clairière de répit
ou à un port
à la fin de la nuit, quand il s’agit de sauver les gens de l’effroi comme
on sort doucement les œufs cassables de la parole où ils cuisaient.
Fatalement, Maximilien se fêle dès qu’on le touche
encore que dans la salle d’audience par définition nous attendons
l’heure si quelque chose, si seulement si enfin
ce garçon épris de poésie tend l’alexandrin et chaque fois qu’on lui frôle la pulpe des doigts,
il se laisse aller à un instant d’armistice avant-arrière
sur une balancelle
dans l’été-espoir et puis déjà il a besoin de se faire refrôler le bout esseulé
des doigts car tout corps n’existe que sempiternellement confirmé
par la caresse. Maximilien comment existes-tu inaccessible à l’étreinte ? Es-tu simplement super-angélique et épars dans un monde peut-être sans pronom
et c’est
le soir, tout s’est dissous dans la douceur de l’ombre et du soleil oblique, même
la neige déclencheuse de phrases il ne reste que les choses dont nous ne sommes
pas sûrs et la paix transportée du précipice au sommet du Parnasse, lieu de la solution,
un peu comme si quelqu’un.e avait brisé le vase où dormait le poème.

.

.

Qu’est-ce qu’un trou troué .

Guillaume Cingal

.

Etrange drapeau qu’un nom dit Vigny.
Comme si le générique d’une vie proclamait des tautolâtres
Yves est
ou Vivionne est Vivienne pour être vivisectionnée ou pour aimer.
Vivement l’éveil
si Maximilien, le fourbe, veut
planter sur lui l’ agrafe de sa tourbe et son nom et autour de ces
syllogismes veules dans le nouveau vexa
-toire vœu qui un jour coagule en ce que Caligula tu fus peut-être,
légère tourbe de bruine en visage chutant de biais sur les Cévennes et s’amassant en
un tombereau nouveau veule de phrases éparcyl :
on dirait qu’il a neigé pour nous
il ne neige jamais par hasard surtout la neige pas la pluie les chiots adorent la neige
et dans les chiottes toujours la poudre qui tombe pour vous etc.
On verserait l’éparcyl dans la cuvette, quitte à se débarrasser de son nom, si vivre était une manifestation. Vivre en
quelque sorte
est une manifestation. Chantonner une barcarole supplémentaire.
On la porte. On chantonne les jours com me les berceuses sont des drapeaux des refrains de Noël priant la neige,
lors d’une cérémonie où nous deu x serrés ulcérés beuglant
cantiques 2, 3, 4 ou plus ensemble
sauf qu’au final c’est tous désemparés : chacun ses phragments
comme il les a l’écureuil ses cach ettes – sacré lézard – de
noisettes (quoi d’autre) même si le rongeur oubliera où et
comment il étire son vers
ou le resserre en poudre d’or, simple consolation d’oiseau : sans permalien tu n’es plus seul
ait le moindr e doute la neige ? si je la murmure avec délice-catesse accroupi au bord de toi. Tous les mots sont inadéquats à revoir âpre le provisoire abri de tuiles rases. Pourtant
Qu’est-ce qu’un poème
selon l’édification sonnante d’une étreinte ? Chaque poutre cherche le chemin qui conduit à une clairière de répit
ou de poésie pour tourbe
la poutre dans l’œil quand il s’agit de sauver les gens de l’effroi comme
on sort doucement les œufs cassables de la barcarole où ils cuisaient
durs se rayant comme un Maxi 45 Tours se fêle dès qu’on le
touche sous diamant
encore que dans la salle d’anesthésie par définition nous attendons l’heure si quelque chose, si seulement si enfin
ce garçonnet perdu dans le roman tend l’escarpin et chantonne pour une fois qu’on lui frôle la pulvérulente laine (rien qu’un enfant triste) à un instant d’armistice avant-arrière, ça
sur une balancelle
dans l’été-espoir et puis déjà il a besoin de se faire refrôler le bout esseulé des doigts car tout corps n’existe que sempiternellement confirmé
par la caresse¹. Maximilien comment existes-tu inaccessible à l’étreinte ? Es-tu simplement super-angélique et épars dans un monde peut-être sans pronom
et c’est

_________________________

¹ ici aussi Satan s’appropriant le vers verse son éparcyl puant
le soir, tout s’est dissous dans la douceur de l’ombre et du soleil oblique, même la neige déclencheuse de phrases il ne reste que les choses dont nous ne sommes
pas sûrs et la paix transpirant la gourme du précipice engage dans le gouffre la solution,
un peu comme si quelqu’un
²


______________________________

² finissait le vers à ta place (mais pas le poème)

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-Qu’est-ce qu’un destin troué ?

Dominique Studer

.

ÉtRange drapeau qu’un nom non-dit : [……………igny] comme
Si le générique d’une vie proclamait des tautolo
Ghee !____________ Yves est (?)
ou Viviane est Vivien pour mieux aimer.
Gasp ! Si Max était
Si Maxi est
si Maximilien, sera ?
planter sur lui l’pavillon du nom crénom de nom et autour de ces syllabes
Vaines dans le nouveau ve (nu) (lu) vê(tu) vêlé coiffé vilain
Cependant que la pluie coagule en une neige où tu fus peut-être,
légère trompeuse à ton visage chutant de biais sur les Cévennes et s’amassant en
un tomber d’eaux sublimées (tombereau de phrases épar
Pillées) :
giboulée (quelqu’un dit) ou quelqu’un aurait dit :
« on dirait qu’il a neigé pour nous »
il ne neige jamais par hasard surtout la neige pas la pluie
les chiots adorent la neige
Le paysage aussi par la fenêtre adornée de festonné candide
qui tombe pour vous etc.
Vivien aussi adore la neige et Max et maxi tous adorent la neige un
Max HEIN ! (Gaieté forcée !)
Même Yves qui n’est pas un chien mais troué comme
Le destin & co
Lline avalanchée

-¿ Et si vivre était une manifestation.
Vivre en quelque sorte est une manifestation.
Charger une banderole supplémentaire remplie de ¿-?-¡!-?-{…}-!
On la porte.
Ouvrir les jours comme hissé ho ! L’drapé d’drapeaux haut les
Couleurs (la prise du palais d’hiver yeah !)
Ombre bleue tirant sur le rose
priant la neije, geaune (ghee !!)
Cette descente biais en nocturne (Cévennes ?)
lors d’une cérémonie honnie où nous deux (Maxie !) on gueulait de concert on s’en fout de cette merdre ou plus ensemble déjà. ______(j’sais pu !)
Sauf qu’au final c’est grave (tu disais) désespérant ces
niaiseries de the Voice répercutant rengaine sur pentes boisées avec mega crachottant aphone :

Chacun ses phrasés ses tics sa p’tite musique de shit (tu disais)
Ses masques sa mauvaise foi récurrente l’écureuil ses cachotteries ses camouflages ses magouillages de noise
Ttes même si le rongeur oubliera où et quand ? (S’en fout) et avec qui (s’en fout )
Plan a : fourche du chêne
Plan b : souche (47,322688/5,972418)
Plan c : l’´œil du cyclone etc…a
Verse de neige au
Dehors co
Agule

Et toi Maxie le définitivement perdu de ce que tu as si bien caché : tes yeux noisette le bouton de rose la luge sous la neige ah que n’ai-je ! Etc________ etc
Simple consolation que le souvenir :
Maximilien tu n’es plus seul
ait le moindre doute mais cette rengaine si je la murmure avec délicatesse accroupi au bord de toi. Tous les mots sont inadéquats à rejoindre le provisoire abri des phrases. Pourtant
Qu’est-ce qu’un poème
Sinon l’édification sourde d’une étreinte ? Chaque poème recru cherche le chemin
qui conduit à une clairière de répit
ou repos c’était
c’est
ce sera

Fleur bleue ? Qu’importe quand il s’agit de sauver les gens de l’effroi comme
on sort doucement les œufs cassables de casserole où ils cuisaient dans l’eau de neige Maxime ô le lien fragile se fêle dès qu’on le touche
encore que dans la salle d’attente par définition nous attendons
l’heure si quelque chose, si seulement si enfin
ce garçon tend la main et chaque fois qu’on lui frôle
la pulpe des phalanges a un perceptible recul puis se résigne
Semble t-il à un instant d’armistice
avant-arrière sur une balancelle
dans l’été-espoir dans l’hiver-espère
et puis (déjà il a besoin de se faire re)frôler le bout es
seulé des doigts car tout corps n’existe que sempiternellement confirmé
par la caresse.
Maximilien comment existes-tu inaccessible à l’étreinte ? Es-tu simplement
super-angélique et épars dans un monde peut-être sans pronom et sans nom
et c’est le soir, (est-ce vrai ? Est-ce vraiment le soir quand)
tout s’est dissous dans la douceur de l’ombre et du soleil oblique, même
la neige déclencheuse de phrases la neige lourde coagulant les sens trompeurs
Il ne reste que les choses dont nous ne sommes pas sûrs et la paix transparait du prérequis de toutes…
Savoir la solution,,,,
un peu comme si quelqu’´´´ Un ou chose soudain bougeait dans ton silence de neije noire ou si comme un signe émergeait de ce palimpseste d’après l’événement (tu te rappelles la Bd que j’aimais tant et que tu écrivais avec ce j (oriental pour moi : ce double point coufique ij ..?)
Dis ?
Dis moi au moins que ce j tu t’en rappelles
Simplement ce
j ..

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