petites publications à,

par Hélène Sanguinetti. Lire l’entretien.

.

.

1. petites publications à, l’agonie avec, timbres rutilants
toutes les vitrines brillent et clignotent
« As-tu du pain dans ta besace ? »
(à une sorte de moine et son âne)

.
.
.

___________________________.
Travailler, casser, recoudre
soudain voix
se dérobe, pluie fine, sans couleur
« Et pour quoi faire, ton air sauvage ?
Et pour quoi faire, ta foi de charpentier, coudrier, savonnier,
dézinguez-les, dézinguez-les ! »
Toutes se rejoignent et le sac est plein

Et le sac déborde.
Acheter du poisson frais, rire de ta ressemblance,
Poissonnière,

.

.
____. ____mains et bouche empoissonnées

Merci d’être là dans ce vent !

.

Il y eut à tel moment
un grand pétard de mobylette
Suave jeunes amants enroulés
bondissent dans une chambre prêtée
au 1er étage, tapisserie, sais-tu mon âge ?
et sais-tu que je vois à travers tes paniers ?
sur le mur, fruits, fleurs, entremêlés

Il y eut aussi pluie de singes
minuscules, plus qu’énervés
joyeux d’envahir épaules et cous
Passants ! sur l’autre rive amarrée
péniche
« aux yeux de Celle
que j’ai perdue l’année dernière »
ici dans l’escalier s’étouffe ne renonce pas
à soulever le monde __.

____________________________________________.
__________________________________.
Je ne renonce pas non plus .
dit-elle, Mâchoires serrées à
casser toutes les dents dedans

_________________________.
______________.
_____.

.

.

J’espère et j’espère tant que
plus rien espérer
cargos s’enfoncent sous la mer,
et l’ordure déboule mange notre
amour infini
qui finit là___ .
________________________.
________________________.
________.

Deuil !
Etapes 1,2,3,4,
peut-être jusqu’à 7
pour porter chance
à tous les amoureux qui restent _____________________.

.

.

Il y en eut des cheveux, de toutes les
couleurs, épaisseurs, longueurs,
ça se joue dans l’étreinte
c’est un phare qui éblouit
« Je contribue, dit-il à la découverte
et loin d’être facile : mille tesselles
pour un sexe gonflé, passage d’oies
si haut, une bague au tout petit doigt »

___.
. . . .
. . . .__
. . . . . .

« Trois carrosses pour ma jambe ! »
Il hurle, l’Olympe n’y comprend rien,
« Articule, grognon ! »
Il y en eut des erreurs, des drames,
vivre a mis des sabots dorés, est parti
dans la montagne

.

.

Ça va, que deviens-tu ?
faux contact dans les branches
douceur et foi quoi devenues ?
dans la bassine, chiffon montre ses cornes
fallait rester là-bas
Revenir met à la porte

j’étouffe, visage !
je crève ici dans la cave
putain de mot _______. ______________.

_____________________________.
_________________________.

.

2. ça m’éblouit d’un, coup,
ce qui revient n’est pas poussière
oh, l’œil du prince, que bagatelles et
en cuisine prend délicatement feu
fenouil pour citron, il y en a des erreurs
à tous les étages on se venge de quoi enfin ?
restez accueillants, voilà le début de tout
ce que j’appris hier

.

Douter enjamber piétiner est nécessaire
la mer ainsi mains serrées sur les tempes et
le monument aux morts tremble autant
pour un premier baiser émotion à tomber
comme mort à mourir par terre sans mourir

. ________________________________________________.

______________________________________.

hélène sanguinetti
(Arles-Figaghjola, août 2020, inédit)

.

.

.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s