L’Invention de la poésie chinoise, 4

Ezra Pound, The Classic Anthology Defined by Confucius, traduction d’Auxeméry. Lire les autres épisodes.

En vis-à-vis et en petit, la version traduite du Shijing chinois par P. Vinclair.

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Décade du roi Wenn (1/2)

EP III, 1, i

La simplicité et la civilisation de l’écriture
de Tcheou succède au bronze
et au luxe de la maison des Yin-chang.
____Grandeur du roi Wenn, tenant son siège d’en-haut,
____lumière semblable à la lumière du ciel.
____Cependant Tcheou, son ancien,
____a reçu auparavant le mandat par deux fois.

Lumière d’en-haut, Wenn, magnifiquement,
Tcheou, ancien régime pourtant, a reçu nouveau mandat ;
Tcheou n’eût été là comme fontaine du soleil,
les sceaux célestes n’auraient jamais pris le tour du soleil
que le roi Wenn foulait
aux pieds, condescendant, pour s’imposer
tenant les voiles célestes à main gauche et à main droite.

__2
Inlassable Wenn qui tient inlassable renom,
telle ressource comme tel ordre par lui sont venus
à Tcheou avec fils et petits-fils de Wenn,
aux fils des petits-fils et parentèle,
racine, branche, et cent générations ; et tous
les officiers de Tcheou ; n’est-il pas dit :
Telle source est comme de lumière une fontaine ?

__3
N’est-il pas ainsi que le soleil sur son clan,
eux, les ailes radieuses qui brillent à son flanc ?
Pensons au lustre de nos officiers
nés dans les états de ce roi,
que ces états ont nourris, et qu’il tient ; la mesure de Tcheou
leur enjoint à tous – la quiétude du roi Wenn.

__4
Wenn, comme un champ de blé sous le soleil
quand le blanc épi ondule à l’unisson,
tout harmonie, admirable en sa sévérité,
a requis la norme et portée du Mandat du Ciel
pour que Chang à myriade soit amené à sujétion,
Chang et sa lignée dans toute leur opulence.

__5
Restez donc en livrée pour la défense de Tcheou, que tous
à présent sachent que la faveur du Ciel n’est pas perpétuelle,
car de nul homme la chance ne tiendra.
Hommes des Yin, à présent, quand nous versons
le vin à nos aïeux, nous nous tenons à la porte
avec la grâce et l’aisance du tigre,
vêtus de leurs magnifiques broderies,
fidèles à la cour comme sur la ligne de bataille,
conscients du NUMEN qui réside au sanctuaire.

__6
Conscients que les aïeux sont là pour présider ;
que clairvoyance pour toute action est conjointe,
longtemps pourrons-nous boire la coupe des compagnons,
fierté des Yin à l’esprit, toujours montrant raison,
tel un bassin d’eau où prendre acte
de sa face. Yin n’eût-il perdu le vote de l’assemblée,
Il aurait longtemps pu boire à la table du Très-Haut,
mais il a tenu le destin pour simple facilité.

__7
Haute destinée ne se préserve sans peser son poids
(équité ne saurait être sinon par constant examen)
Ne sois pas ta propre ruine, ainsi Yin sous les cieux, on le vit.
Le grand œuvre du Ciel n’a ni son ni odeur,
Taille-toi ton patron de justice comme fit Wenn, ainsi s’élèveront
les dix mille états, et le tien, et tous étant pourvus de probité.

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235. Roi Lettré

Le roi Wen est là-haut
__il brille dans le ciel
Les Zhou sont un peuple ancien
__mais règnent depuis peu
N’eussent-ils pas été illustres
__l’empereur n’aurait été mandaté
Le roi Wen monte et descend
__à droite et à gauche de l’empereur.

Le roi Wen est diligent
__sa gloire est éternelle
Bontés sont faites aux Zhou
__à ses enfants et petits-enfants
Enfants et petits-enfants du roi Wen
__règneront cent siècles
Les officiers de Zhou
__sont les plus brillants de leur génération.

Les plus brillants de leur génération
__leurs conseils sont sages et profonds
Nombre d’entre eux sont excellents
__officiers nés dans le royaume
Le royaume a su les produire
__ils soutiennent Zhou en retour
Ces officiers sont très nombreux
__au service du roi Wen.

Auguste roi Lettré
__agissant avec une moralité splendide
Immense mandat confié par le ciel
__aux petits-fils des Shang
Les descendants des Shang
__étaient plusieurs millions
Le Souverain céleste les força
__à se soumettre aux Zhou.

Ils se soumirent aux Zhou
__le mandat du ciel a une fin
Les braves et beaux officiers de Yin
__firent des libations dans la capitale
Ils organisèrent ces offrandes
__habillés de robes brodées et de bonnets
O dévoués serviteurs du roi
__n’oubliez jamais votre ancêtre !

N’oubliez jamais votre ancêtre
__cultivez la vertu
Tant que le mandat céleste n’est pas repris
__vous obtiendrez biens et fortune
Avant que les Yin soient défaits
__le Souverain céleste leur était lié
Les Yin vous soient un miroir qui montre
__la difficulté de garder le mandat.

C’est difficile de garder le mandat
__gare à ne pas vous auto-détruire
Répandez partout l’éclat de votre gloire
__craignez ce que les Yin subirent du Ciel
Les actions du Souverain céleste
__n’ont ni bruit ni odeur
Suivez l’exemple du roi Wen
__les dix mille pays lui ont fait confiance.

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EP III, 1, ii

–__Référence à Yin-Chang sous le seul nom de Yin afin
____d’éviter une confusion avec To-Cheng, les noms
____ayant des idéogrammes très différents qui
____se distinguent aisément à l’œil dans le texte chinois.

Ô lumière qui brilles sous le terrible pouvoir d’en-haut
(esprit, en bas, au-dessus : pouvoir du sang de faire le mal)
Le ciel n’est de nul soutien, et régner pas de tout repos.
Yin ne pouvait conserver l’empire hérité sous sa coupe.

__2
Quand de Yin-Chang, Jenn, fille cadette de Chy
fut entrée en Tcheou par mariage et conduite à la cour,
par lucide sagacité, loyale en ses actions, elle
créa en son corps Wenn, de la semence du roi Ki.

__3
Et ce roi Wenn, attentif en son esprit,
d’observance de plein appareil,
scrupuleux serviteur du pouvoir qui est en haut,
concevant en son cœur le bonheur
d’entendement à ses actions se dirigea si droitement
qu’il obtint souveraineté sur le Carré en son entier.

__4
Les Cieux fléchirent leur regard et deux destins en vinrent à nicher,
Wenn entra en action, Ciel éduqua sa compagne
sur les Rives du Nord où l’Hia conflue avec la Wei,
Wenn digne de louanges en son état, et elle
héraldique héritière du Palatinat,

__5
de cette grande maison, semblable
à la sœur cadette du Ciel.* Wenn, suivant un bon augure,
partit la rencontrer au bac de la Wei,
passant ainsi la rivière : pont de bateaux, grand apparat.

__6
Le sceau venait du ciel, à Wenn la destinée
sur le trône de Tcheou, avec la première née de Chenn, sa reine
qui, par sa vigueur, porta Ou, cet augmenteur de destin
qui, suite à la « Flamme des Mots »**, déposa Yin prosterné.

__7
Les hôtes de Yin
étaient comme une forêt en marche.
Car le serment fait à Mu disait : Je commence ceci
et bien. Chang-Ti est auprès de vous maintenant,
que nul homme ne doute.

__8
Alors la plaine déborda de l’éclat des chars de bois de feuillus,
des crinières noires et des fringants chevaux-bais,
Chang-Fu dans son attelage toujours
semblable à un aigle huppé en vol,
Et Wu, le roi, vite fait bien fait ***
se défit du puissant Yin
et dans la claire lumière du matin
passa ses hommes en revue.

Notes : * On aura remarqué la très grande liberté de Pound par rapport au texte d’origine, même si on ignore totalement le chinois : il invente un Palatinat pour nommer la principauté du nord ; il met sur le même plan les bateaux qui permettent la rencontre entre prince et princesse et le déploiement du grand apparat qui accompagne la cérémonie ; il réfère aussi directement à la shakespearienne forêt en marche de Dunsinane : le texte, cependant, le lui permet puisqu’il est question d’une troupe nombreuse comme arbres d’une forêt ; il simplifie et condense partout. Etc. Et il réfère à certaines de ses lectures d’ouvrages historiques (l’histoire des Royaumes Combattants), comme on voit dans les notes suivantes, que nous gardons telles quelles. (NdT)
** Je cite ici la Grande Déclaration, in Shu V,1, 3 (NdEP)
*** À la bataille de Mu, l’ordre pour les troupes (Shu V, 2) était de faire un arrêt pour se reformer après un maximum de six ou sept pas en avant et après avoir frappé quatre, six, six ou sept coups. (NdEP)

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236. Grand éclat

Brillant ici-bas
__illustre là-haut
Ne fais pas trop confiance au ciel
__c’est difficile de rester roi
Les Yin qui avaient statut céleste
__ne règnent plus sur les quatre directions.

La petite Ren cadette des Zhi
__issue de ces Yin ou Shang
Se maria avec le prince de Zhou
__elle l’épousa dans la capitale
Elle comme le roi
__prirent le chemin de la vertu.

La grande Ren tomba enceinte
__et donna naissance au roi Wen
Et lui le roi Lettré
__très précautionneux
Se mit au service du Souverain céleste
__qui le combla de biens
Sa vertu ne fut pas démentie
__il lui fut offert de régner sur tous les pays.

Le ciel qui regarde l’ici-bas
__avait scellé son décret
Le roi Wen commença sa tâche
__le ciel lui trouva une partenaire
Au nord de la Ho
__sur les rives de la Wei
Le roi Wen fut heureux
__avec cette fille d’un grand pays.

La fille de ce grand pays
__était belle comme la sœur du ciel
Wen détermina une date
__et fut accueilli par les parents près de la Wei
Un pont de bateaux fut installé
__à sa gloire immense.

Un décret venu du Ciel
__décida que le roi Wen règnerait
____sur les Zhou et leur capitale
La dame de Xin prendrait la succession
__c’est la plus grande de la famille
____elle donna naissance au roi Wu
Le ciel te protège
__finis-en avec les grands Shang

Les troupes des Yin-Shang
__assemblèrent comme arbres en forêt
____leurs flèches dans la plaine de Mu
‘Seuls nos hommes sont braves
__le Souverain céleste veille sur nos femmes
____que votre cœur ne doute pas !’

La plaine de Mu est immense
__les chars en bois de santal brillent
____derrière quatre robustes chevaux
Le capitaine était Shang Fu
__rapide comme l’aigle
Il assistait le roi Wu
__qui abattit les grands Shang
____un matin d’une grande clarté.

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EP III, 1, iii

Comme plants de courge prospéraient, l’homme se mit
feuille après feuille, et sans plan établi
à envahir les Ts’iu et les Ts’i,
à vivre dans des grottes et des ruches de pierre
bien avant de connaître maison et acrotères.

__2
Le vieux duc T’an Fou fit galoper ses chevaux
le long des cours d’eau occidentaux
le long de leurs rives jusqu’aux pentes du mont K’i
et enleva Lady Kiang pour que sa compagnie
établisse la Maison de Dynastie.

__3
De sombres violettes emplissaient la plaine de Tcheou
et des chardons doux comme artichauts*
là où T’an avait dessein
et invoqua la carapace divinatoire sèche.
« Temps : maintenant ; lieu : ici même ; tout va bien »,
dit la carapace, «  Construis le mur ad hoc. »

__4
Donna aux hommes confort et quiétude ;
s’établit, à droite, à gauche, sur des frontières ;
avec lois, drainage et moisson,
d’Ouest en Est tout servit son ordre.

__5
Il fit appel à des adjoints pour tout cela,
fit appel à un procureur d’apprentis
pour lui construire une maison, leur construire un foyer ;
avec fil, fermes cadres de bois, et plomb,
érigea un temple à ses ancêtres
avec larges ailes ouvertes aux airs changeants.

__6
Terre dans les paniers, chaux à volonté ;
mur maçonné à la pagaie, raclé, plaqué,
racle et plaque tour à tour,
5000 pieds par jour,
plus vite que le rythme du tambour.

__7
Ils dressèrent un grand pont-levis et un portail
et un portail de majesté pourvu de herse,
bâtirent pareillement le grand autel chtonien
pour l’hécatombe avant de partir en guerre
ou procéder à toute autre transaction.

__8
Une pourriture : T’an ne put l’anéantir,
bien que cela tînt à son honneur ;
il tailla les fourrés d’épineux et de chêne
pour procurer une route aux gens en voyage
et de ce fait découragea les huns en maraude.

__9
Puis le roi Wenn conduisit à civilité
les seigneurs de Yu et de Juei ;
leur apprit à pencher la tête et rester à l’écart,
à dire : après vous, et : s’il vous plaît,
et : ce n’est pas ici le lieu de barbarités.

* as a dumpling = « comme pomme en chausson », quoi d’autre que chardon ? (Note de Pound) (EP cite Legge, le traducteur anglais qu’il suit, en le déformant ; celui-ci écrit en fait : as dumplings. Dumpling désigne une boulette de pâte, ou de viande enrobée de pâte, ou un fruit – une pomme par exemple – enrobé de pâte. En fait, le texte chinois parle de violette et de laiteron, plantes amères, qui prennent la saveur agréable des gâteaux de riz. Pound dit « artichaut » car le laiteron sauvage est, comme l’artichaut, de la famille des Astéracées. NdT)

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237. Propagation

Les petites gourdes se propagent
__notre peuple originairement
____vient des terres de Tu et Qi
Le vieux duc de Dan Fu
__y avait creusé un trou en guise d’abri
____n’ayant pas de maison.

Le vieux duc de Dan Fu
__un matin fit galoper ses chevaux
Vers l’ouest le long de la rivière
__jusqu’au pied du mont Qi
Où avec la dame de Jiang
__il chercha à s’installer.

Les plaines de Zhou étaient fertiles
__violette et laiteron doux comme confiture
On planifia et tint conseil
__on lut les entailles sur la carapaces de tortues
Elles disaient : ‘halte !’ puis : ‘maintenant
__construisez ici vos maisons !’

Il fallait donc s’arrêter là
__alors à gauche et à droite
Parcelles furent divisées
__en arpents de labourage
De l’ouest à l’est
__les Zhou savaient s’y prendre.

Un responsable des travaux publics fut recruté
__un autre pour l’aménagement du territoire
____les habitations furent construites
Les verticales furent tracées au cordeau
__on fit s’élever les planches
____en un temple majestueux.

La terre crissa sous le râteau
__fut battue dans un bruit mat
____les planches furent frappées avec fracas
______les restes qui grinçaient grattés
Cent murs s’élevèrent
__plus vite que tambour battant.

La porte de l’enceinte fut élevée
__immense
La porte du palais fut élevée
__majestueuse
Un autel à la Terre fut élevé
__tous y convergèrent.

Il ne parvint pas à éradiquer la sauvagerie
__mais sa gloire n’en souffrit pas
Il fit éclaircir les massifs de chênes
__des routes furent ainsi dégagées
Et les barbares découverts
__s’enfuirent en haletant.

Les Yu et les Rui firent la paix
__et le roi Wen les poussa à la vertu
En les déclarant ses vassaux
__et que les premiers seraient les derniers
Il les exhorta à être zélés
__et leur défendit d’injurier.

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EP III, 1, iv

Chêne touffu, chêne de futaie hommes empilent
en fagots ; ordre en gouvernement,
là est le pouvoir, de droite comme de gauche, se pliant
à piquer l’intérêt des hommes.

Et l’ordre est maintenu par le sceau taillé et la massue,
Ses honorants sont justes officiers à longues tresses.
Maint et maint avirons mènent bateaux sur la King
afin de rencontrer six corps d’armée du roi de Tcheou.



Et comme

La Voie Lactée haut dans le ciel règle tout,
dans sa longévité le roi de Tcheou
a généré des hommes avec même hauteur.



Pour faire forme vraie de métal ou de jade, il polit ;
comme aiguille qui inscrit sur la soie,
il inscrit sur l’esprit de toute la nation.

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238. Chênes et micocouliers

Chênes et micocouliers sont touffus
__on en fait du feu ou des tas
Le monarque royal est superbe
__à gauche comme à droite on vient.

Le monarque royal est superbe
__à gauche comme à droite on trinque
On trinque avec l’air solennel
__comme il convient aux officiers.

Vogue la barque sur la Jing
__grâce aux rameurs à l’unisson
Quand marche le prince des Zhou
__six bataillons vont avec lui.

Immense voie lactée
__long paragraphe ornant le ciel
Longue vie au roi des Zhou
__inspiration des hommes.

Ses ornements sont ciselés et taillés
__dans le bronze et la jade
Ne connaissant de répit notre roi
__dirige les quatre directions.

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EP III, 1, v

Au verts fourrés des cerfs sous le mont Han
viorne et coudrier font un unique bois bien ordonné ;
Un prince affable est
en quête de liens de fraternelle fiance.

__2
La grande coupe de jade contient du vin jaune,
un prince fraternel peut verser
la bénédiction sur toute sa lignée.

__3
Haut vole le faucon au ciel,
profond plonge le poisson,
loin, loin, même parmi les hommes des lointains
tel affable prince se verra à souhait.

__4
Le taureau rouge est là paré, puis
le vin clair est versé :
que ce rite augmente la félicité
d’un tel affable seigneur.

__5
Chênes touffus et viornes offrent réserves de chaleur au populaire,
un prince fraternel donnera son énergie
aux puissances de l’air.

__6
Pas de lézarde entre tige de vigne et tronc de l’arbre,
et ainsi tiendra la grosse feuille sur la branche,
et ainsi un fraternel seigneur recherche l’abondance
uniquement dans l’équité ;
dans ses façons, rien de l’escroc. *

*La dernière ligne vient du discours de Tennin à Hagoromo. (NdEP)

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239. Au pied du mont Han

Regarde au pied du mont Han
__les noisetiers les aubépines
Le calme et la droiture du prince
__lui garantissent un bon destin.

Cette coupe de jade chante comme un luth
__quand on y verse le vin jaune
Le calme et la droiture du prince
__lui garantissent bonne fortune.

Le milan s’élève vers le ciel
__le poisson plonge dans les abysses
Le calme et la droiture du prince
__ont inspiré les hommes.

Le vin clair est dans la coupe
__on prépare le taureau rouge
Pour les offrandes et sacrifices
__garantissant la bonne fortune.

Les massifs de chênes crépitent
__quand les paysans y mettent le feu
Le calme et la droiture du prince
__sont encouragés par les esprits.

La puéraire est coriace
__attachée aux troncs et aux branches
Le calme et la droiture du prince
__lui garantissent bonheur sans faille.

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À suivre…

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