« mainmorte », 1/4

par Clément Kalsa. Lire l’épisode 2/4

I. Palais orange

Et j’ai bien craché une voix,
puisque j’en suis tout plein encore !

Je suis assis, manipulant
une blessure à mon côté,
et si cela est en pur’ perte,
cette joie, elle n’est pas vaine.
Je suis assis sur mon empreinte,
en cela, je dérange peu,
car ce dont mon corps est le plein,
ce n’est pas moi, ce n’est pas je

c’est octobre. Et la surprise
du Temps est que rien ne rest’ de
ce qui fut il y a peu ; les
nouveautés m’appartienn’ peu,
hors d’atteinte, et je peste ! et
la blessure couvre mon être.

Ce moi est assis quand se décident des assassinats dans chaque salon du palais.
Et je n’y résiderai plus,
De maladie enorgueilli, car
Ces ruines n’ont pas de dehors !

Voilà les nausées ! Maternel,
le sein donnant un jus troublé.
Elle est chassée, mauvaise fille,
des ruines du Palais Orange.
Par un homme hors de lui : il la vomit, cet homme qui est moi.

_________________________Palais Orange… mais c’est une hideur
de pierres déchaussées et d’escaliers fin-polis, qui ne remplissent plus leur office,
Les chambres ornées et les formes de conversations sans fin et les bruits de ouissance dans les caveaux.

Ce palais, j’y suis parolé et n’y réside plus,

Mais j’en vois les ruines par une béance

dans mon torse où tombe mon regard

pendant mes jeux de cadavres,

Ce jeu est un cadavre.

ENVOI

« Ce jeu est un cadavre »,
Une dépouille
(Mutta, muttum au noir)

À suivre…

retour au sommaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s